EDF / Laurent Blanc : stop ou encore ?

27
juin
2012

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Catégorie : Équipe de France / Euro 2016

France-Laurent-Blanc

En fin de contrat, le sélectionneur de l’équipe de France rencontre ce jeudi le patron de la FFF, Noël Le Graët. Pour continuer l’aventure ? La question se pose depuis la fin du quart de finale France – Espagne, voire depuis plusieurs mois déjà.

Pour rappel, Laurent Blanc souhaitait une prolongation avant le début de l’Euro alors que Président de la FFF avait conditionné la poursuite de sa mission à une qualification pour les quarts de finale et à un comportement positif des bleus pendant la compétition.

En avril dernier, les joueurs et les spécialistes prenaient parti pour une prolongation de l’ancien coach des Girondins à la tête des Bleus. Aujourd’hui les avis sont plus partagés, influencés par le parcours mitigé des bleus à l’euro, avec une seule victoire en quatre matches. Mais si l’on s’en tient au volet purement sportif, le bilan est plutôt bon, puisque l’objectif fixé de passer le premier tour d’une grande compétition pour la première fois depuis 2006 a été rempli. Et Il ne faut pas non plus faire abstraction des deux années précédentes. Après le fiasco de 2010, le « Président » a su reconstruire une équipe capable d’assurer la qualification pour l’Euro et des victoires séduisantes contre le Brésil, en Angleterre et en Allemagne, ponctuées d’une série de 23 matchs sans défaite.

Sur le plan du jeu, le bilan est plus mitigé. Depuis sa prise de fonction, Laurent Blanc a clairement affirmé une volonté de jeu tourné vers l’avant, basé sur une complémentarité des joueurs. Mais il y a eu les mots, les ambitions et la réalité. Et sur ce point, le sélectionneur n’est pas exempt de tout reproche, privilégiant systématiquement le talent individuel, à l’intelligence et à l’esprit collectif, voir combatif. Des choix qui l’ont même poussé à revoir ses plans face à l’Espagne, proposant une tactique défensive presque synonyme d’impuissance par rapport à ses volontés de jeu. Mais n’oublions pas que tout était à reconstruire après Knysna. Et les plus grands techniciens vous le diront, une grande équipe ne se bâtit pas un jour. Mettre une philosophie de jeu en pratique, c’est la chose la plus difficile. Peut- être que Laurent Blanc a surévalué la qualité de son groupe et aurait dû se contenter d’un schéma plus solide pour davantage d’efficacité. Mais il ne faut pas cracher sur le travail accompli, car la sélection a tout de même proposé quelques prestations abouties qui permettent de dire qu’elle a franchi une première étape depuis 2010.

Sur le choix des hommes, le sélectionneur a choisi de ne pas changer de cap au gré du vent ou des méformes passagères. Une méthode discutable, mais dans une perceptive de restauration, on peut penser que la persévérance peut favoriser la mise en place d’un collectif. Après, les sélections sont toujours critiquables, mais le rôle du sélectionneur est de faire des choix et nous le savons tous, il est facile de dire après coup que les options prises n’était pas les bonnes.

S’il est également légitime de douter de sa crédibilité auprès des joueurs par rapport aux comportements, certains observateurs vous diront que la qualité de son discours s’est quand même vue sur le terrain : Ribéry a fait un bon Euro, Diarra a dégagé une confiance impressionnante par rapport à sa saison marseillaise. Protecteur vis-à-vis des critiques extérieures, Laurent Blanc n’a jamais hésité non plus à secouer son groupe lorsqu’il l’estimait nécessaire. Un courage que n’ont pas toujours eu ses prédécesseurs, significatif d’une certaine autorité. Un crédit pourtant insuffisant car Lolo n’a pas su prévenir le relâchement de son groupe contre la Suède, ni vu venir le coup de gueule qui a traversé le vestiaire après la défaite. Pourtant attentif à l’image positif des bleus, il a régulièrement rappelé l’EDF à ses fondamentaux. Mais c’était sans compter sur les caprices insupportables et à l’ego surdimensionné de la nouvelle génération de joueurs. Peut-être aurait-il dû être encore plus strict. Mais on peu également penser qu’il s’agit tout simplement d’une trahison pure et simple de certains joueurs. Pouvait-il le prévoir ? Qui aurait écarté Samir Nasri, Menez, ou Mvila avant l’Euro ? Certains diront qu’il aurait du sentir le coup venir.

En tout cas, c’est incontestable, s’il poursuit l’aventure avec les bleus, Laurent Blanc devra tirer les enseignements nécessaires et imposer des règles encore plus strictes sur l’exemplarité des joueurs. Il devra également prendre les décisions qui s’imposent concernant les joueurs à bannir du groupe, quelques soient les sanctions de la FFF.

Reste à savoir s’il a toujours envie de poursuivre l’aventure et ce qu’en pense Monsieur Le Graët, qui aurait, selon certaines rumeurs, entamé des discussions avec Didier Deschamps.

Auteur : Loïc Denibaud

Intervenant d'action sociale le jour, amoureux du football et du beau jeu le jour et la nuit.

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