Diego Costa “El fornido” de Madrid

05
novembre
2013

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Catégorie : Europe

Si l'Atlético Madrid réalise un si bon début de championnat, c'est en partie grâce à son attaquant vedette, Diego Costa. APP dresse son portrait.

Diego est un voyageur, sa carte de visite ne nous démentira pas. Entre le Portugal et l’Espagne, l’attaquant de l’Atlético en a fait des kilomètres. Pourtant la carrière du natif de Lagarto au Brésil a eu du mal à décoller, du passage raté à Braga en 2007 à la saison pleine avec Albacete en 2009, l’attaquant Brésilien a souvent fait le yoyo. Ce temps est révolu depuis l’an dernier, car Diego Costa affole les compteurs avec les Colochoneros. Portrait d’un buteur hors pair.

Portrait robot

Diego da Silva Costa est l’archétype de l’attaquant moderne. Joueur rapide, puissant et très fort devant le but. Capable également d’être un passeur altruiste pour ses partenaires. Sa palette est très large, il peut marquer en dehors de la surface et dribbler plusieurs adversaires pour s’ouvrir le chemin du but. Sentant le jeu, ses appels sont imprévisibles et souvent ponctués par un but ou une occasion dangereuse.

Le Portugal, une terre hostile

C’est bien connu, les joueurs originaires du Brésil sont des surdoués du ballon rond. Au-dessus de la moyenne techniquement, les enfants de Pelé peuvent partir jeunes en Europe et exploser rapidement. Pourtant, ce n’a pas été le cas pour Diego da Silva Costa. En 2006, il quitte son pays d’origine et rejoint le nord du Portugal, Braga l’attend. Mais son passage chez les Minhotos ne durera pas longtemps. De juillet à décembre, Diego oscille entre l’équipe première et la réserve du club ne disputant que six rencontres. Il est alors prêté en seconde division portugaise, à Penafiel. Ce passage dans la ville du roi Joseph Ier restera un comme un retour vers le chemin des filets puisqu’il inscrira cinq buts en treize rencontres. Ces six mois dans l’antichambre de la Liga Zon Sagres ont été remarqués. Notamment en Espagne et plus exactement dans la capitale espagnole, l’Atlético, le second club de la ville l’attire dans ses filets, néanmoins, à seulement 19 ans, les Rojiblancos préfèrent que leur jeune protégé progresse et décide de le prêter à Braga. Malheureusement pour lui, son retour moins d’un an après se passe mal. Il joue peu et participe seulement à neuf rencontres pour un but. Le début de carrière est difficile pour le Brésilien pourtant disposé à un bel avenir.

Je te donn..prête !

Pour continuer à prendre de la caisse, l’Atlético décide de le prêter à nouveau la saison suivante au Celta Vigo en seconde division espagnole. Là-bas, Diego Costa prend enfin son envol et dispute une grande partie de la saison. Avec trente rencontres au compteur et Si l'Atlético Madrid réalise un si bon début de championnat, c'est en partie grâce à son attaquant vedette, Diego Costa. APP dresse son portrait.six réalisations, ceci malgré la saison difficile de son club (16ème lors de l’exercice 2007-2008). Ce n’est certes pas encore suffisant, mais le Brésilien commence à démontrer des qualités de buteur plus qu’intéressantes. Barré par des garçons comme Diego Forlan ou encore Sergio Aguerö, Costa est de nouveau prêté en Liga Adelante, à Albacete. Club réputé pour former les futures grandes stars espagnoles comme Fernando Morientes et Andrés Iniesta (parti à l’âge de 12 ans du club). Lors de ce passage en Castille, l’attaquant répète ses gammes et inscrit la bagatelle de dix buts en trente-cinq rencontres. Une nouvelle saison pleine qui confirme son potentiel offensif grandissant aux yeux des nombreux observateurs.

Dans le cadre du transfert de Sergio Asenjo, gardien du Real Valladolid, Diego Costa est prêté pour la troisième fois en trois ans et part vers le club des albivioletas en Castille-et-Leon. Quand on vous dit que c’est un voyageur… Nouvel exercice, nouveaux buts. Moins que la saison passée avec neuf buts toutes compétitions confondues. Ce qui change la donne, c’est les quatre passes décisives de l’attaquant Brésilien. A presque 21 ans, sa palette s’agrandit en se découvrant des talents de passeur et d’altruisme. Après avoir fait le tour du pays de Juan Carlos, il est temps pour Diego de retourner dans la capitale, enfin dans la banlieue madrilène.

Un retour contrasté

Son retour à l’Atlético est marqué par un retour sur le banc, ce qu’il n’a plus connu, vu et entendu depuis trois ans. Devant lui, dans la hiérarchie se situent encore une fois Sergio Aguero et Diego Forlan. Un duo imprévisible et diabolique. Rares sont les apparitions de l’enfant de Lagarto. Malgré tout, ses rentrées sont parfois ponctuées de ballon terminant dans les filets adverses. Huit fois pour être précis lors de la saison 2010-2011, six buts en Liga, un en Copa del Rey et en Europa League.

Suite à une grave blessure au genou droit, Diego Costa est absent des terrains pendant de longs mois. Son retour ne s’effectuera que fin 2011 et le club décide alors de lui redonner du temps de jeu, mais ailleurs. Pas très loin non plus, pour avoir un oeil sur lui. Dans un quartier de Madrid, celui de Vallecas, l’antre du Rayo Vallecano. Son retour est tonitruant, le club lui fait confiance et derrière la confiance de l’attaquant Auriverde évolue dans le bon chemin. Inscrivant dix réalisations en seulement seize rencontres, Costa contribue grandement au maintien de son équipe dans l’élite du football ibérique.

L’ascension fulgurante

De nouveau à l’Atlético, sa saison débute sur le banc des remplaçants. Un nouveau duo lui est préféré, Falcao-Adrian. Diego Simeone a fait son choix, l’attaquant ronge son frein. Cependant ses performances en Copa Del Rey changent clairement la donne. Les buts s’enquillent et il devient rapidement titulaire en Liga. Aux côtés d’un Radamel Falcao stratosphérique, le Brésilien apprend vite et devient encore plus fort devant le but. Tel un tueur dans la surface de réparation, Diego Costa marque mais fait également la dernière passe comme lors de son passage à Valladolid. Une saison ponctuée de succès, les Colchoneros remportent deux trophées, la SuperCoupe en début de saison face à Chelsea et la Coupe du Roi. Avec à sa tête, le meilleur buteur de la compétition, à savoir un certain Diego. Avec vingt buts et quinze passes décisives au compteur l’an dernier, Costa a réalisé sa plus belle saison de sa carrière et pourtant, ce n’est pas terminé.

Seul, mais flamboyant

Falcao parti vers le rocher monégasque, on pensait que Diego Costa allait avoir du mal à assumer la pression. Celle de passer après de Si l'Atlético Madrid réalise un si bon début de championnat, c'est en partie grâce à son attaquant vedette, Diego Costa. APP dresse son portrait.grands attaquants qui ont affolés les compteurs depuis des années. De Fernando Torres, en passant par Kun Aguero, Diego Forlan et enfin Radamel Falcao, la dernière décennie de l’Atlético était royale. Royale pour voir des buts en leur faveur, pas pour les adversaires. Pourtant depuis le début de saison, l’hispano-brésilien (on va y venir) pulvérise tout sur son passage. Tel un tank chargé, ou encore un lion face à une brebis. Co-meilleur buteur  de Liga en compagnie de C.Ronaldo avec 13 buts en 12 rencontres seulement, Diego semble être sur une autre planète à l’heure d’aujourd’hui. Il a également inscrit deux buts en Ligue des Champions portant son total à quinze buts en quinze rencontre toutes compétitions confondues ! Ce weekend, l’attaquant de l’Atlético a répondu au Portugais en inscrivant un but de grande classe. Les deux joueurs partagent le même ratio depuis le début de l’exercice, 1,08 but par match. Tellement impressionnant que Lionel Messi a du mal à suivre le duo. Son bon début de saison coïncide également avec l’entame quasi parfaite de l’Atlético en championnat. La formation de Simeone est à seulement une longueur du Barça après douze journées et ça, Diego Costa y est pour quelque chose.

La polémique de la sélection

Depuis près de 7 ans en Espagne, le Brésilien d’origine devait faire un choix. Jouer pour son pays natal, ou pour son pays d’accueil. Diego a choisi et ça sera la Roja. Car pour lui : “la bonne chose à faire est de jouer pour l’Espagne parce que j’ai tout fait ici, tout ce que j’ai, c’est ce pays qui me l’a donné. Ici je me sens apprécié pour tout ce que je fais au quotidien et je ressens l’affection des gens.”

Le Brésil ne l’entend pas de cette oreille et la CBF (fédération brésilienne) envisage d’engager une procédure pour lui retirer sa nationalité en se basant sur l’article 12 de la Constitution, qui définit cette possibilité si le sujet le demande, de sa propre volonté, une autre nationalité. En colère, comme son sélectionneur, la fédération a réagi : “Il ne fait aucun doute que Diego Costa a subi des pressions de la fédération espagnole. Il est évident que la motivation de sa décision est purement économique. Il parle de message d’amour pour le Brésil qu’il a envoyé à la CBF. Mais il opte pour l’Espagne la même année…

Ce scénario n’a toujours pas eu son apogée, puisque le Brésil ne souhaitant plus le sélectionner souhaite l’empêcher de jouer pour l’Espagne. Le feuilleton Diego “Brésil-Espagne” continue.

Auteur : Thomas Bernier

Amoureux du football, supporter du FC Nantes et fan de Norwich City.

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