Course à l’Europe: Nice et Sainté mieux placés?

03
avril
2018

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Catégorie : Ligue 1

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Alors que, sauf cataclysme les 5èmes et 6èmes places du championnat devraient être qualificatives pour la prochaine campagne d’Europa League, la 31ème journée a permis de mettre au grand jour les 5 équipes qui se vont se disputer ces deux places : Montpellier, Rennes, Nice, Nantes et Saint-Etienne. A 7 rencontres de la fin du championnat, tour d’horizon des forces en présences, et pronostic sur l’identité des deux futurs heureux élus.

Si ils sont aujourd’hui encore 5 en lice, ils n’auraient pu être plus que 4, si les nantais l’avaient emporté face à l’AS Saint-Etienne, qui aurait conservée sa 9ème place mais avec 6 points de retard sur le 6ème, et non pas 3 comme aujourd’hui. Il était d’ailleurs impensable au début de l’année d’imaginer que les stéphanois se retrouvent embarqués dans la course à l’Europe à l’approche du sprint final. Mais une fois n’est pas coutume, la L1 va connaître un finish plein de suspens tant en haut qu’en bas du tableau, et cette course à la C3 s’annonce particulièrement serrée.

Les montpelliérains, qui occupent actuellement la 5ème place sont sans aucun le véritable invité de surprise de cette bataille. Mais Michel Der Zakarian confirme dans l’Hérault toute sa faculté à tirer le meilleur de son effectif, comme il l’avait déjà fait au Clermont Foot ou au FC Nantes. Deuxième meilleure défense du championnat derrière le PSG, les Palladins n’ont perdu qu’un match de championnat en 2018. Encore bien placés aujourd’hui, les héraultais ont pourtant laissé échapper de nombreux points en février/mars (5 nuls à la suite contre Guingamp, Strasbourg, Lyon, Lille et Dijon), qui pourraient leur coûter cher en fin de saison. Les hommes de Der Zakarian ont toutefois encore toutes les cartes entre les mains, puisqu’ils affronteront leurs 4 concurrents directs : Nice, Rennes et Nantes à l’extérieur, et Saint-Etienne à la Mosson.

Les rennais sont aujourd’hui à égalité de points avec le MHSC, mais comptent un match en retard, qu’ils joueront ce mercredi à domicile contre Monaco. 4 jours plus tard les coéquipiers de Benjamin André iront affronter Nice, c’est dire si la semaine peut être déterminante pour eux. Le retour d’Ismaïla Sarr a véritablement permis aux rennais de se replacer en championnat après un début d’année compliqué. Sans jamais véritablement impressionner, ni en attaque ni dans leur organisation défensive, ils sont néanmoins parvenus à atteindre leur meilleure position de la saison, au moment le plus opportun. Il leur reste cependant deux déplacements périlleux, en plus de Nice : contre Nantes et au Parc des Princes, avant de recevoir Montpellier à la 38ème journée.

Les Niçois étaient davantage attendus à ce niveau de la compétition, malgré de nombreux départs (pas tous compensés), l’été dernier. Le parcours en Europa League semble avoir été digéré et il y a fort à parier que les aiglons vont finir fort leur saisons, comme en témoignent leur carton à Guingamp ainsi que leur très bonne prestation face au PSG avant la trêve. À l’image de Sarr à Rennes, la montée en puissance de Wylan Cyprien, tout comme celui d’Alassane Pléa, sont à prendre en considération. Leur calendrier est cependant loin d’être évident avec un déplacement à Marseille à la 36ème journée, et un second à Lyon lors de l’ultime rendez-vous de la saison. Sur le papier les niçois sont certainement l’équipe qui a le plus d’arguments pour arracher une des deux précieuses places.

Si il y’a une équipe qui n’aborde pas la fin de la compétition de la plus sereine des manières, il s’agit bien du FC Nantes. Entre les départs programmés de Ranieri et Léo Dubois en fin de saison, et des performances en dents de scie, les canaris semblent davantage être en voie de décrochage. Il est néanmoins nécessaire de préciser que personne ne les attendait à ce niveau, et que le parcours réalisé jusqu’ici est tout à fait remarquable, compte tenu de l’effectif actuel. Pendant longtemps les nantais ont réussi à s’imposer grâce à leur organisation défensive et l’efficacité d’Emiliano Sala devant. La dernière sortie de l’attaquant argentin face à Saint-Etienne a rappelé à tous que, si il était un bon attaquant de notre championnat, la qualification européenne de son équipe ne pouvait pas reposer sur ses seules épaules : Adrian Thomasson (le deuxième meilleur buteur du club), ne compte que 3 réalisations au compteur… Pourtant, et malgré des déplacements en terres monégasques et lyonnaises, le FC Nantes a l’avantage de recevoir une fois de plus que les autres équipes concernées par cette lutte pour l’Europe.

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Enfin, les stéphanois, plus que jamais concernés par la course à l’Europe après le brillant succès 3-0 à la Beaujoire, que personne ne pouvait imaginer à ce niveau au soir de la défaite, 3-0 également, à Saint-Symphorien le 17 janvier dernier. Sur les 9 derniers matchs, les Verts sont pourtant la 3ème meilleure équipe du championnat, invaincus depuis le 21 janvier, grâce à un recrutement hivernal salutaire. Saint-Etienne est clairement l’équipe qui a le moins à perdre dans cette lutte : aux portes de la zone de relégation en début d’année, des départs programmés/présentis cet été (Gasset, Mvila, Ntep, Debuchy…), tout n’est que bonus. Le niveau de jeu affiché dernièrement est certainement le plus abouti de ces 5 équipes, tout comme la sérénité dégagée (symbolisée par l’entente Perrin-Subotic) laissent à penser que l’exploit peut être possible. Avec la réception du PSG vendredi prochain, les supporters stéphanois devraient pouvoir se rendre compte de jusqu’où leur équipe semble en mesure d’aller.

Les cinq protagonistes de cette scène finale pour l’Europa League ont donc tous des profils différents : du miraculé à la surprise, en passant par les bons élèves, ce plateau final demeure assez singulier. Néanmoins, au regard de la dynamique actuelle, il y a fort à craindre pour les nantais que les derniers espoirs européens s’envolent rapidement : mais qui leur en voudra ? Pour les 4 autres équipes, la donne est complexe, tant les calendriers semblent équilibrés, et les effectifs proches. Les niçois semblent avoir les cartes en main pour aborder les 3 rencontres de mai sereinement, tout en pouvant distancer Rennes et Montpellier qu’ils reçoivent. Si ils devront ensuite se déplacer à Marseille et Lyon, ils devraient également profiter des confrontations directes entre leurs concurrents directs, pour pouvoir s’accaparer une des deux places européennes.

Cela signifierait qu’il n’en resterait qu’une pour trois clubs : Montpellier, Rennes et Saint-Etienne. Le MHSC affrontera les deux derniers cités, respectivement à l’extérieur et à la Mosson. Contrairement à eux, ils n’affronteront par ailleurs ni le PSG ni Monaco, tous deux adversaires des stéphanois et des rennais. Néanmoins, les individualités et l’expérience du groupe, plaident en défaveur des montpelliérains, et à ce petit jeu c’est bien l’AS Saint-Etienne qui pourrait en profiter, grâce notamment à un effectif plus fourni et plus varié.

Crédit photo : Paco Photographie

Auteur : Raphaël G.

Enfant du Chaudron, c'est avant tout la ferveur du peuple vert qui m'a rendu fou de foot. Pour un football populaire et le respect des libertés des Ultras. (A gagné le 100ème derby).

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