Coupe des Confédérations : Le Brésil attendu au tournant

15
juin
2013

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Catégorie : Coupe du Monde 2014

bresil thiago silva

Ce soir débute la Coupe des Confédérations au Brésil, avec en ouverture la confrontation entre le Brésil et le Japon, à Brasilia.

L’occasion pour le monde de découvrir les nouveaux stades brésiliens qui accueilleront la Coupe du Monde dans un an, mais aussi, et surtout, de jauger les forces en présence 12 mois avant le Mondial.

Comme pour chaque Coupe des Confédérations, le générique est alléchant, à l’exception de Tahiti, sorte d’intru-sportif, qui devra batailler très dur pour éviter une humiliation promise, toutes les équipes sont de grandes nations du football et les affiches sont prometteuses. Si les deux groupes ne semblent pas d’égales valeurs, peu de matchs manqueront réellement d’intérêt. Tout d’abord, car l’on a que trop peu l’occasion de voir évoluer le Japon, le Mexique, l’Uruguay ou encore le Nigeria, et qu’il est intéressant de voir ce que valent vraiment ces équipes qui ont décroché l’honneur de représenter leur confédération ( on s’étonnera toutefois de constater la présence de l’Italie, qui n’a rien gagné, et qui doit sa participation à sa place de finaliste de l’Euro 2012… étonnant ). En outre parce que certaines affiches s’annoncent déjà comme des matchs de très haut niveau. Le groupe A réunira le Brésil, le Japon, l’Italie et le Mexique tandis que le groupe B opposera l’Espagne ( l’autre favori ), l’Uruguay, Tahiti et le Nigéria. Souvent décevant, le niveau des équipes lors de cette compétition devrait subit ” l’effet Brésil “. Cette nation qui respire le football insuffle inexorablement une motivation sur chaque joueur, et il est fort à parier que le jeu produit lors de cette édition 2013 s’en ressentira.

En match d’ouverture, le Brésil aura une pression folle en accueillant le Japon. Louis Felipe Scolari sent déjà le poids de ses 193 millions de compatriotes qui n’attendent rien d’autre qu’un titre mondial en 2014, tout autre résultat sera considéré comme une catastrophe majeure pour le football brésilien. Pour l’anecdote, cette rencontre opposera les deux premiers, et seuls, qualifiés pour le Mondial 2014. Force est, toutefois, de constater que les dernières prestations des auriverdes laissent perplexes, après une longue série de matchs sans victoire, les Brésiliens ont bien réussi à étriller la France, déjà en vacances, 3 – 0, mais ce résultat en trompe-l’oeil n’a pas encore rassuré Cariocas et autres supporteurs auriverdes. La Coupe des Confédérations arrive donc à point nommé pour faire taire les sceptiques et, là aussi, l’objectif est clair, la victoire et rien d’autre. Au Brésil on ne joue pas au foot pour ” aller loin ” on joue au foot pour gagner, et pour produire du jeu ! Sur le papier, le Brésil est une machine de guerre prête à exploser, à se désinhiber, à tout détruire sur son passage. La technique, la rapidité et la classe de son milieu de terrain et de son attaque, liés à la solidité, l’expérience, la justesse et le talent pur de sa défense en font tout simplement une équipe de rêve… Une équipe très jeune, et ce n’est pas un hasard. À l’image d’Oscar, le joueur de Chelsea, ou de Lucas ( PSG ), les jeunes Brésiliens s’endurcissent en Europe et prennent une autre dimension. Le prochain sur la liste n’est autre que l’enfant prodige, Neymar. Attendu comme le sauveur de la nation, le jeune brésilien va effectuer sa première saison en Europe avec le FC Barcelone, et devrait arriver à l’aube de la Coupe du Monde avec un nouveau statut, celui de joueur d’exception, que certains lui prêtent déjà, mais qu’une saison en Europe devrait définitivement assoir. Quand le Brésil aura trouvé ses automatismes, peut-être dès ce soir, peut-être dans quelques mois, cette équipe sera inarrêtable. Souhaitons-le du moins à nos amis brésiliens, car quand l’on constate que le jeune Neymar a été sifflé lors de sa sortie lors de Brésil-France, malgré une passe décisive pleine de sang-froid et un match sans coup d’éclat, mais tout à fait correct face à un excellent Mathieu Debuchy, on comprend que l’attente autour du prodige auriverde comme autour de tous ses coéquipiers n’est pas juste énorme, elle est bien plus que ça, elle est incommensurable, démesurée, presque insensée, à l’image de la passion que voue le peuple brésilien au football.

Ce soir, l’affiche est belle, si le Japon n’impressionne pas plus que ça, il domine le continent asiatique depuis longtemps et s’est fait sa place au sein des nations qui comptent. Le Brésil n’a pas le droit à l’erreur, les hommes de Scolari doivent s’imposer et rassurer, sans quoi les semaines à venir pourraient s’avérer compliquées pour le staff et les joueurs de la Seleçao.

Brésil – Japon, Estadio Nacional de Brasilia, 21 h ( 16 h au Brésil ).

Auteur : Damien Jaud

Damien, 31 ans, passionné de foot. Ex-joueur de foot. Fan d'esthétisme plutôt que de puissance. Amoureux du foot.

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