Le championnat de France des pe-loose.

02
octobre
2016

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Catégorie : Ligue 1

pelouse-bastia

Après s’être distingué pendant l’Euro, les pelouses françaises se font une nouvelle fois remarquer par leur état déplorable. Mais c’est quoi ce bordel en fait ?

Imaginez la chose la plus absurde qu’il soit. Genre une interview sans questions, un geek sans ordi, un train à l’heure, un pain de mie sans mie, un Balkany honnête, une Anne Roumanoff drôle, un Maître Gims disque d’Or, un Ben Arfa sur la feuille de match, un but d’Eder en finale d’un Euro, une beurette sans chicha, un ch’ti au travail, un portugais imberbe, un Pierre Menes objectif, … Eh bien le foot français a inventé un nouveau truc… un stade sans pelouse !

Euro, Ligue 1, Ligue 2 mêmes combats

Pays organisateur d’une compétition internationale pour la première fois depuis 98, les dirigeants du football français ont profité de l’Euro 2016 pour montrer au monde entier leur incompétence. Non pas que la compétition a été mal organisée, mais l’état désastreux des pelouses à Lille, Marseille ou Nice dans une compétition de cette envergure est unique en son genre. Certes, l’UEFA n’est pas exempte de tout reproche sur cette affaire mais, comme par hasard, les problèmes de pelouses arrivent que durant cet Euro en France.

Et l’Euro n’est pas un cas isolé. L’état et l’entretien des pelouses françaises est catastrophique sur l’ensemble des compétitions de football. Après seulement 7 journées de championnat, les “pelouses” de Ligue 1 et Ligue 2 ressemblent plus à des camps de zadistes qu’à des terrains de football. Pour défendre les dirigeants de clubs et les instances dirigeantes, on avance que, vu qu’ils ne sont pas propriétaires de leur stade, ce ne sont pas les clubs qui gèrent l’entretien des pelouses mais les mairies. Bien. Ce serait donc les mêmes qui, après avoir fait l’entretien des pots de fleurs sur le rond point du patelin, entretiendrait la pelouse d’un club de football professionnel? Ah ouais quand même…

Le champignon de la terreur

Autre facteur avancé pour expliquer l’état actuel des pelouses à Bastia, Bordeaux ou Montpellier, la présence d’un champignon qui détruit la pelouse à vitesse grand V. Pas de bol. Jardiniers municipaux, plus présence de champignons, ça commence à faire beaucoup. La présence de champignons dans une pelouse n’est pas rare et c’est naturel. Ce qui est plus rare, c’est qu’ils ne soient pas arrêtés à temps. Le même champignon qui a ravagé la pelouse du stade de Furiani a attaqué la pelouse de l’Allianz Arena de Munich. Personne ne l’a remarqué. La pelouse est bichonnée jour et nuit, tous les jours de l’année, pour éviter tout problème de ce genre. Pendant ce temps, à Bordeaux, pour combattre un autre champignon, on demande aux joueurs et aux dirigeants qui souhaitent accéder au terrain (on ne peut pas appeler ça une pelouse) de passer leurs mocassins en daim dans un pédiluve de désinfectant… Quel dommage qeu le ridicule ne tue pas les champignons.

Bien heureusement, les dirigeants de clubs ne sont pas tous à mettre dans le même sac. Bien que non-propriétaire de leur stade, comme tous les autres, le PSG, le SCO d’Angers, l’EA Guingamp ou le FC Metz font le nécessaire pour avoir une vraie pelouse de haut niveau. Quand on veut, on peut. Le cas de Paris est particulier, le club pouvant se permettre de recruter le meilleur jardinier de Premier League et toute son équipe sans mal. Pour les autres, le très bon état de leur terrain relève uniquement d’une volonté d’avoir un bon outil de travail. L’investissement est de l’ordre de 1M€, qu’ont été capables de réaliser les deux plus petits budgets de Ligue 1, Angers et Guingamp. Pour ce qui est des mairies, aucune ne refuserait une amélioration de ses infrastructures sans débourser un euro, donc les accords ne sont pas difficiles à trouver quand on en cherche un.

Les nouvelles salles de spectacle

L’arrivée des nouveaux stades, tous sous partenariat public-privé à l’exception du Parc OL, crée un nouveau problème puisque les stades n’accueillent plus uniquement du football mais aussi des concerts, des matchs de Coupe Davis, des compétitions d’équitation ou des spectacles de motocross qui ruinent les pelouses. Le football ne se joue plus dans un stade mais dans une salle de spectacle. La France n’est décidément pas un pays de football…

La gestion aussi catastrophique des terrains relève de l’amateurisme. Mais, en y regardant de plus près, on peut se rendre compte que même les clubs amateurs jouent sûr de meilleurs terrains. Comme à Concarneau, Bourg-en-Bresse ou Epinal en National. Vu les pelouses actuelles, il faudrait, non pas des jardiniers, mais des agriculteurs pour améliorer leur état. Ils risqueraient juste de se demander pourquoi y a-t-il des tribunes autour du champ de patates…

Crédit photo : sport.gentside.com

Auteur : Dylan Houeix

Rédacteur Au Premier Poteau pour servir Edinson Cavani.

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