Moi c’est Samaras et toi tu es qui ?

11
octobre
2013

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Catégorie : Europe

Élément indispensable du Celtic version Neil Lennon, Georgios Samaras est un guerrier à tout épreuve. APP part à la découverte du Dieux Grec des Hoops.

Au royaume du fighting spirit, Georgios Samaras est le roi. Incontournable au Celtic depuis son arrivée en 2008 et pierre angulaire du système de jeu de Neil Lennon, le dieu Grec des Hoops marche sur l’eau en ce début de saison. APP vous le présente.

Élément indispensable du Celtic version Neil Lennon, Georgios Samaras est un guerrier à tout épreuve. APP part à la découverte du Dieux Grec des Hoops.S’il est un homme qui incarne parfaitement le début de saison du Celtic, c’est bien Georgios Samaras. Auteur d’un triplé face à Kilmarnock lors de l’avant dernière journée de Scottish Premiership, sa prestation lui avait valu les compliments de son coach Neil Lennon qui estimait alors qu’il avait accompli une performance de classe mondiale. Mais en dehors de l’anonyme championnat Ecossais «Sammy» s’est surtout fait remarqué la semaine dernière face à Barcelone pour le compte de la 2ème journée de la Champions League. Confronté à des Catalans ultra-dominateurs dans le jeu, il à fait preuve d’une détermination exemplaire, s’arrachant sur chaque ballon. Romain Molina, spécialiste du football anglais et écossais, dira même qu’il à littéralement fait don de son corps à la science écossaise !

En fin de contrat à la fin de la saison, Samaras est d’ors et déjà sur les tablettes de nombreux clubs des 4 coins de l’Europe et pourra signer librement chez l’un d’eux à partir du 1er janvier s’il n’est pas reprolongé. Conscient que le départ de Samaras serait une petite catastrophe après les départs de Gary Hooper et de Victor Wanyama cet été, Neil Lennon s’active actuellement sur ce dossier brulant et semble assez optimiste sur son issue.

Sur les traces de son idole

S’il est aujourd’hui l’un des leaders charismatiques du jeune effectif du Celtic (24.3 ans de moyenne d’âge), Samaras à un parcours pour le moins atypique. Né sur la petite ile de Crète il y à 28 ans et formé dans le club de sa ville natale, l’OFI Crète à Héraklion (actuellement dernier du championnat Grec), Georgios (prononcez Giorgios) s’envole pour les Pays-Bas dès l’âge de 16 ans et intègre le centre de formation du SC Heerenveen avant de découvrir le monde professionnel en 2002, deux ans après son arrivée en Hollande. Lui le grand fan du triple Ballon d’Or Marco Van Basten (1988, 1989, 1992), voit en Heerenveen la possibilité de marcher sur les traces de son idole de toujours.

Auteur de 4 buts en 15 apparitions pour sa 1ère saison en pro et à seulement 18 ans, Georgios va rapidement devenir un pion essentiel  dans une équipe qui flirte avec le top 5 du championnat et qui participe à la coupe UEFA. Buteur à 11 reprises en championnat pour 31 apparitions lors de la saison 2004-2005, le géant Grec (1m93) se fait rapidement repérer par des plus grosses écuries et devient notamment la cible du FC Séville, d’Arsenal et de Manchester City.

Pas encore la propriété du Sheikh Mansour et de ses pétrodollars, Manchester City est alors bien loin du lustre qu’on lui connait actuellement. En effet, City à cette époque, c’est un club qui compte dans ses rangs Antoine Sibierski, Kiki Musampa, David Sommeil ou encore Joey Barton et qui stagne dans le ventre mou de la Premier League. Entrainés à l’époque par Stuart Pearce, les Citizens voient en Samaras le complément idéal des deux attaquants que sont alors Darius Vassell et Andrew Cole et font le forcing pour enrôler le joueur âgé de 21 ans. La transaction est conclue lors du dernier jour du mercato hivernal de 2006.

« Un poisson hors de l’eau »

Arrivé dans le Nord de l’Angleterre pour la coquette somme de 6 millions de Livres Sterling (environ 7 millions d’Euros), Samaras va connaitre 6 premiers mois plutôt intéressant puisqu’il alignera 5 pions en 16 apparitions toutes compétitions confondue. Le reste de son expérience chez les Skyblues sera en revanche plus complexe.

Andrew Cole partit, Pearce donne les clés de l’animation offensive au duo Corradi – Vassell. Samaras lui, reste cantonné à un rôle de doublure et/ou de joker. 35 apparitions dans l’élite anglaise plus tard, Georgios n’à inscrit que 4 petits buts en championnat et City à terminée à la 14ème place, à seulement 4 points du premier relégable. Dès lors les critiques fusent, notamment celles sur son ratio but par match / montant du transfert. Estimant que le Grec ne s’était également toujours pas adapté au jeu anglais, le Daily Mirror le compare même à un « poisson hors de l’eau ». Richard Dunne, son capitaine de l’époque, ira lui jusqu’à dire que « si les Citizens réalisaient une si mauvaise saison, c’était en partie à cause des étrangers qui ne travaillaient pas assez pour le bien du club ».

Pearce limogé c’est Sven-Goran Eriksson, l’ancien sélectionneur des Three Lions, qui prend en main les Skyblues à l’aube de la saison 2007-2008. Ecarté du groupe pendant les deux premiers mois, Samaras comprend rapidement qu’Eriksson ne compte pas sur lui. Seulement 5 apparitions plus tard et pas le moindre but marqué, Samaras quitte les Citizens lors du mercato hivernal et s’engage sous la forme d’un prêt de 6 mois avec option d’achat avec le Celtic.

Auteur de 6 buts en 21 apparitions toutes compétitions confondues avec les Hoops, « Sammy » remporte le championnat et décroche ainsi le premier trophée de sa carrière. Ses bonnes prestations ne tardent pas non plus à faire lever son option d’achat et il s’engage définitivement avec le club Ecossais contre la somme de 2.5 millions de livres l’été suivant.

« Ooh Aah Samaras say Ooh Aah Samaras »

C’est d’abord sous la houlette de Gordon Strachan, puis sous les ordres de Tom Mowbray que le Grec va évoluer au Celtic. Relégué de nouveau à un rôle de doublure, Sammy va pourtant réaliser deux énormes premières saisons avec le plus Irlandais des clubs Ecossais. Buteurs à 35 reprises en 63 matchs de championnat, Samaras s’impose comme l’artilleur numéro 2 du club, derrière Scott McDonald la première saison et Robbie Keane la seconde.

Élément indispensable du Celtic version Neil Lennon, Georgios Samaras est un guerrier à tout épreuve. APP part à la découverte du Dieux Grec des Hoops.2010 va sonner comme un tournant dans la carrière de Samaras. Mowbray limogé, c’est l’ancienne gloire du Celtic, Neil Lennon, qui prend les commandes et qui en profites pour décaler Samaras sur l’aile gauche de l’attaque. Aux cotés de Gary Hooper, de Kris Commons ou d’Anthony Stokes, Samaras troque depuis l’arrivée du rouquin, ses habits de buteur contre ceux d’animateur de jeu et de passeur. Néanmoins auteur d’un retentissant doublé sur la pelouse d’Ibrox Park en 2011, Sammy devient rapidement la coqueluche du Celtic Park et les Ooh Ah Samaras say Ooh Aah Samaras descendent régulièrement des tribunes, à l’instar des Ooh Aah Cantona qui descendaient d’Old Trafford.

Aujourd’hui vice capitaine des Hoops, Georgios incarne parfaitement l’esprit guerrier tant désiré par son Nord-Irlandais de coach. Coupable pour certains de “choisir ses matchs”, Georgios Samaras reste un formidable joueur et un infatigable travailleur. Dans la course aux 8ème de finale de la Ligue des Champions ainsi que dans l’optique d’un 45ème titre de champion d’Ecosse, il sera à coup sûr un atout de poids.

Auteur : Thomas

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