C’est quoi cette mode de jouer à 9 ?

17
décembre
2012

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Catégorie : Editos

Jouer à 9 en Ligue 1, c'est une mode.

Cette saison 2012-2013 a vu accoucher une bien étrange tendance, celle de voir des équipes jouer à 9 contre 11. L’exemple le plus récent est le succès de Marseille face à neuf Toulousains (0-1) samedi soir. Une « hype » Si c’est souvent synonyme de défaite pour l’équipe décimée, les rares exploits interpellent. Et si c’était mieux que jouer à onze ?

Finir un match à onze contre onze ? Trop banal. A dix ? Pas assez sensationnel. A neuf ? Là c’est bien. Là on est dans l’incroyable, dans le fait rare. En plus, on tutoie la limite autorisée de 8 joueurs sur le terrain, en deça c’est la défaite automatique. Il n’y a pas que le PSG et ses stars pour pimenter un championnat réputé trop fâde. Rien qu’en ce début de saison, trois cas d’équipes finissant à 9 contre 11 ont été recensées : Rennes-Lorient (5e journée) ; PSG-Rennes (13e journée) et plus récemment Toulouse-Marseille (18e journée). Une sorte d’auto-mutilation pour l’équipe, qui rend le match épique et quasi irréel. On touche là à un principe de base du football. L’égalité du nombre de joueurs entre les deux équipes. Avec ces expulsions en pagaille, la partie ressemblerait presque à un cirque. Une scène tragi-comique. Une bénédiction. Une malédiction. Ca dépend quelle équipe on supporte hein ?

Samedi dernier, Alain Casanova déclarait en conférence de presse après la défaite face à l’OM (0-1) « A dix, tout restait possible, mais à neuf c’est devenu mission impossible ». Pas pour tout le monde apparemment. Rennes, toujours fourré dans les bons coups, peut en témoigner. Rois des scénarios abracadabrantesques, les Bretons en ont fait voir de toutes les couleurs à leurs supporters. En espérant qu’ils ne soient pas cardiaques. Une défaite à domicile, face à neuf Lorientais (1-2) puis une victoire à 9 contre 11 au Parc des Princes contre le PSG (1-2). A l’extérieur qui plus est. Deux matchs fous, où la logique n’a jamais été respectée, et c’est sûrement ça le plus beau. Dans n’importe quel sport, une infériorité numérique conduirait systématiquement à une cuisante défaite. Pas au football. Encore moins en Ligue 1.

Et si jouer avec deux joueurs en moins sur le terrain était bénéfique ? On peut se poser la question quand on voit la réaction des Rennais, réduits à 9 au Parc, et qui ont fait preuve d’une solidité à toute épreuve et d’un mental remarquable pour ne pas céder sous les vagues parisiennes. Deux cartons rouges amèneraient donc plus de solidarité entre les joueurs ? En tout cas, il permet aux joueurs de s’identifier dans un mythe qui fait encore fantasmer aujourd’hui, celui de David contre Goliath. Peut-être se sentent-ils transportés et désireux de réaliser un match héroïque pour prouver que la valeur d’une équipe n’atteint pas son nombre de joueurs. Peut-être ont-ils envie de montrer que c’est dans ce genre d’épisode incroyable et inhabituel que le gagnant n’est pas toujours celui qu’on croit. Que même en agonisant, on peut vaincre. Que l’on peut renverser des montagnes, même avec un handicap.

Une belle leçon de vie et de courage n’est-ce pas ?

Auteur : Fabien Burgaud

Fabien : motivation le journalisme sportif. Supporter du FCN et amoureux du football.

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