Alors, c’est ça la “patte Emery” ?

30
novembre
2016

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Catégorie : Ligue 1

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Avec les deux rencontres face à Arsenal en Champions League et Lyon en championnat, le Paris-SG allait enfin pouvoir montrer ce qu’il avait dans le ventre. Et si les résultats ont été au rendez-vous, force est de constater que la manière peut laisser à désirer.

Depuis l’arrivée d’Unai Emery sur le banc parisien, tous les spécialistes et consultants vendent la “patte Emery”. Ni une ni deux, les supporters ont foncé dans le supermarché le plus proche à la recherche de cette fameuse pâte, espérant la trouver entre spaghettis et tagliatelles. Déçus de ne pas l’avoir trouvé jusqu’à présent, les supporters sont enfin tombés dessus mercredi soir, à Londres, contre Arsenal puis contre Lyon, dimanche. Mais alors pâte fraîche ou pâte brisée ?

Des errances contre Arsenal…

C’est un secret pour personne, le PSG d’Emery se cherche encore. Pour les deux matchs charnières de ce début de saison, le coach devait composer sans un de ses hommes de base, Angel Di Maria, mais aussi sans Rabiot. Pour pallier ses absences contre Arsenal d’abord, et comme la formule avait été testé au match aller, Emery déplaça Matuidi en attaque et crée un milieu Motta-Krychowiak-Verratti. Sur le papier, on pouvait douter de ce choix qui chamboulait beaucoup l’équipe pour pas grand-chose. Pour plus de stabilité, un milieu classique Matuidi-Motta-Verratti et une attaque Lucas-Cavani-Ben Arfa aurait été plus judicieux. Si la première mi-temps a été assez convaincante, le manque d’automatismes entre les milieux de terrains n’en était pas moins criant. Le circuit entre Motta et Verratti était perturbé par la présence de Krychowiak en sentinelle et les habitudes des deux italiens gênaient le polonais dans son placement, Motta venant sur ces pas.

Mené au score après le CSC de Verratti, qui réalise ce soir-là un match pour le moins mauvais par ailleurs, le technicien basque décide de faire entrer un joueur offensif supplémentaire, en l’occurrence Ben Arfa. Très bien, le milieu Motta-Verratti-Matuidi est reformé et Ben Arfa prend le couloir droit… ah bah non en fait ! Paris passe en 4-2-3-1, comme pour donner les clés du camion à Ben Arfa. Résultat final le PSG fait match nul 2-2, strict minimum pour finir en tête du groupe, l’essentiel est assuré…

Un coaching surprenant

Assuré de finir premier de son groupe, Paris aborde le déplacement à Lyon de la meilleure manière. Après deux échecs face à Monaco et Marseille en championnat, le PSG devait frapper enfin un grand coup en s’imposant à Lyon. Pour continuer sur la lancée de la fin de match face à Arsenal, Unai reconduit son 4-2-3-1 avec Ben Arfa en 10. Pour enfin lui donner sa chance en débutant le match et à son poste, mais sûrement aussi pour répéter la formule gagnante du Trophée des Champions. Et comme face aux anglais, le Paris-SG maîtrise sa première période, mène au score mais n’arrive pas à enfoncer le clou. Verratti et Motta montrent des signes inquiétants devant la défense, ne parvenant pas à faire le jeu comme à l’habitude, les deux étant sur la même ligne. Ben Arfa non plus ne semble pas à l’aise, venant chercher les ballons trop bas, reniant presque son jeu. Son rôle de meneur de jeu ne semble pas être naturel pour lui, il n’est pas capable de faire le jeu comme un Pastore mais il n’a plus le coffre et la vitesse pour tenir 90 minutes sur un côté non plus. Son rôle au PSG reste donc encore très flou.

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Et soudain, à la 65ème minute d’un match au sommet entre le Paris Saint-Germain et l’Olympique Lyonnais, alors que les deux équipes sont encore à égalité un but partout, Valbuena répondant à l’ouverture du score de Cavani… la fumeuse, pardon, fameuse patte Emery fait son apparition… via un remplacement de Krychowiak par Meunier. Le tacticien basque réorganise l’équipe en 4-4-2 avec une attaque Cavani-Lucas-Matuidi-Meunier où le latéral belge semble ne pas savoir où se mettre. Voyant son équipe continuer de sombrer, la patte Emery refait surface avec une énième réorganisation, cette fois en 4-3-3 avec (enfin !) son milieu habituel Motta-Verratti-Matuidi et une attaque Lucas-Cavani-Meunier. Et sur un contre Meunier par Aurier ou Aurier par Meunier, comme vous voulez, le Belge réalise un centre parfait sur la tête de Cavani. 2-1 score final, Emery a réussi son coaching et Paris a gagner, c’est magnifique, une équipe est née…

Des doutes sur le 4-2-3-1

Bien évidemment, la réalité est tout autre. Le PSG n’a pas montré une grande sérénité, le duo Verratti-Motta a été complètement dépassé et l’utilisation du 4-2-3-1 pose question sur le long terme. Dans ce schéma, que faire de Rabiot? De Matuidi ? Qui ne jouera pas toute une saison à gauche de l’attaque. Verratti est-il à l’aise plus bas sur le terrain ? Ben Arfa et Pastore sont-ils capable de prendre le jeu à leur compte ? L’un n’étant pas bon depuis son arrivée cet été et l’autre trop souvent blessé. Les joueurs paraissent assez dérouter par les changements à répétition au cours des matchs, ne sachant plus trop où aller. Reste que les résultats sont au rendez-vous, ce qui permet au coach et à l’équipe de prendre du crédit. Mais si la patte Emery ressemble à ce qui a été fait durant ces matchs, le doute est permis…

Auteur : Dylan Houeix

Rédacteur Au Premier Poteau pour servir Edinson Cavani.

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