Ces si lentes ailes

03
décembre
2017

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Catégorie : Ligue 1

thauvin

Voguant entre le 4-3-3 et le 4-2-3-1, en passant par un vomitif 5-2-2-1, le dispositif marseillais varie quelque peu depuis l’entame de cette saison 2017-2018. Toutefois, une constante demeure, et je ne veux pas parler ici de la sempiternelle indigence de Kostantinos Mitroglou mais bien plus de la lenteur patente des ailiers qui composent la formation olympienne.

Des profils variés mais incomplets

Si les joueurs pouvant évoluer aux postes d’ailiers -ou tout du moins de milieux excentrés- ne manquent pas dans cet effectif, le manque de vitesse s’avère une caractéristique commune à tous les profils de joueurs utilisés dans ce rôle, qui plus est lorsque Rudi Garcia se décide à mettre des milieux axiaux sur les côtés (Sanson voire Lopez). Bien que Thauvin et Ocampos soient plus vifs qu’un Dimitri Payet, dont le style de jeu ne se prête que très peu au rôle d’ailier, aucun des deux ne brillent par sa capacité à faire des différences en vitesse pure comme pourrait le faire Ismaila Sarr, Kylian Mbappe ou encore Bertrand Traoré.

Ce manque de célérité s’avère doublement pénalisant pour les olympiens. D’une part, cette lenteur entrave la capacité des phocéens à prendre de vitesse leurs latéraux adverses afin de déborder puis centrer, comme a pu le faire Ismaila Sarr au Velodrome en prenant de vitesse le duo Abdennour-Evra. Ce défaut annihile donc des possibilités nouvelles de déposer le cuir sur le crâne de l’éphèbe grec en manque de ballons exploitables selon ces derniers laudateurs. D’autre part, ce manque de vitesse prégnant grippe les contres attaques phocéennes et abroge, là encore, des occasions potentielles d’accrocher les sacro-saints 3 points.

Comment y remédier ?

Afin d’obvier à ce manque cruel de vitesse sur les ailes de l’attaque olympienne, une première solution semble évidente, la solution que l’on pourrait nommer « interne ».  En effet, l’effectif olympien possède deux, voire trois, joueurs capables de remédier à ces ailes alanguies. Maladroit en pointe, il ne me semble pas absurde de penser que le virevoltant Clinton Njie ferait un ailier (droit ?) de qualité, capable de déborder les latéraux adverses avec aisance, surtout si ce dernier parvient à trouver ses partenaires dans la surface comme il a su le faire avec Thauvin face au Paris Saint Germain. Dans un registre moins qualitatif, l’apport de Bouna Sarr, voire du jeune Yusuf Sari pourrait également s’avérer bénéfique afin de compenser la lenteur des ailes marseillaises.

Toutefois, ces solutions internes ne me paraissent pas tout à fait suffisantes. Notamment en raison de la qualité des profils, qui pêchent par leur déchet (Njie), leur manque de qualité (Sarr) ou leur manque d’expérience (Sari). De ce fait, une solution « externe », me paraît être une option intéressante à étudier. Si les profils de Kylian Mbappe et de Bertrand Traoré s’avèrent éloignés de nos capacités financières et des sensibilités olympiennes, celui d’Ismaila Sarr me semble bien plus réalisable. Même si l’ailier rennais est actuellement convalescent, la fougue et la polyvalence de celui-ci serait la bienvenue au sein de l’effectif olympien. Bien qu’une heureuse surprise en provenance du directeur sportif marseillais, Andoni Zubizarretta ne soit pas à exclure, les racines sénégalaises d’Ismaila Sarr ne manquerait de rappeler au Vélédrome les chevauchées épiques d’un certain Mamadou Niang.

Auteur : Evan Risch

Marseillais d'adoption, amoureux de Bielsa et du QI foot de Valère Germain

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