Bordeaux, les fantômes déjà de retour ?

24
août
2016

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Catégorie : Ligue 1

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Après une victoire porteuse d’espoirs contre Saint-Etienne, Bordeaux est retombé dans des déboires qui les hantent depuis désormais plusieurs mois. De lourdes défaites, un sentiment que le bateau coule et que surtout, il n’y a aucun capitaine à bord. Ce qui nous a paru très loin contre l’ASSE et revenu en pleine face à Toulouse. Comme une sorte de « boomerang de la branlée ». Une lourde défaite 4-1 au Stadium où les Girondins n’ont pas vu le jour ni la lumière.

Ohé, ohé, capitaine abandonné ?

N’y voyez pas une insulte ou quelque critique à l’encontre de Jaroslav Plasil. Mais l’ensemble de l’effectif bordelais, qui s’est renforcé dans la qualité mais aussi dans l’expérience, a paru bien pâle samedi dernier. Il faudra du temps pour que la mayonnaise prenne. Mais à l’heure actuelle, les tauliers recrutés à l’été n’ont pas le rendement escompté en dépit de leur motivation. Ménez a été transparent à Toulouse et Toulalan a perdu bon nombre de ballons. A leur décharge, il manque et d’une, d’une condition physique optimale, et de deux, des automatismes. Il n’est pas du tout l’heure de sonner la dernière traversée mais revoir des scores fleuves à notre désavantage, rappelle trop de déconvenues encore fraîches dans nos esprits.

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Faut-il vraiment s’inquiéter ?

Oui et non. Quelle équipe peut se targuer de réussir admirablement bien un championnat sans n’avoir eu aucun trou d’air. Lyon ? Merci Mr Millau pour les deux pénaltys contre Caen. Et il manque encore, aussi, du liant entre les joueurs, Génésio et Lacazette l’ont évoqué. Paris ? Unai Emery commence à peine son travail. Non, il faut aller plus loin. Il faut s’en inquiéter parce qu’une défense centrale Pallois-Guilbert est, maintenant, c’est certain, surévaluée par nos yeux de supporter.

La capacité qu’a eue Guilbert à s’adapter à un poste qui n’est pas le sien a été spectaculaire. Mais force est de constater que sur la durée, le latéral droit de formation n’est pas plus à l’aise que ça. Il compense sa taille moyenne (1m78) par son sens du placement et sa qualité de tacle glissé mais en un contre un et sur la lecture des centres fuyants, il éprouve de grosses difficultés. Son compère, Nicolas Pallois, n’est lui non plus pas exempt de tous reproches. Il a beaucoup colmaté les brèches de la pauvreté défensive de Poundjé et Contento mais à force, cela crée un déséquilibre. Dans la lecture des centres et le marquage sur coup de pied arrêté, il commet parfois des erreurs qui sont préjudiciables à toute l’équipe. Sans remettre en cause leur talent qui est indéniable et mis en valeur avec plus ou moins de régularité, il leur manque justement ce cap de la répétition dans la concentration. Six buts en deux matchs, avec 180 minutes de cette charnière, ça force à la remise en question.

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D’un autre côté, ne nous inquiétons pas de trop. L’effectif a dans sa note globale augmenté entre les départs des indésirables (qu’on a bien cru indésirés) et les arrivées de qualité. Et quand on regarde l’état de la pelouse du Stadium… Ça ne prête pas au jeu au sol. Bordeaux se veut « petit » en taille, avec des joueurs vifs et bons passeurs. Des joueurs techniques, en fait. Toulouse a plus un profil athlétique avec des géants comme Issa Diop ou Christopher Jullien, Pesic… Comme un paradoxe, le plus grand joueur de l’effectif bordelais a marqué, Isaac Kiese Thelin et son 1m89. En retrouvant un terrain digne de ce nom, dimanche, contre Nantes, les Girondins pourront prouver que cet épisode nuageux n’était qu’une broutille dans l’accalmie vue le semaine passée.

Le stade sera probablement garni et Toulalan, Ménez devraient faire leur première titularisation dans le Onze bordelais à domicile. Il y a aussi le cas Prior/Carrasso, un cas particulièrement clivant pour les supporters et sûrement pour le board. Les Girondins sont peut-être encore trop friables mentalement, on peut les comprendre avec les déroutes successives de l’exercice passé. Notre karma l’est aussi, au final. Laissons le temps au temps, du moins essayons. Le travail finit toujours par payer, non ?

Auteur : Clément Finot

Clément, 18 ans, ambition journaliste sportif. Supporter et fan absolu des Girondins depuis 2007, mais surtout, de la mauvaise foi du président Triaud. Sinon, amoureux du Barca et de l'AC Milan

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