Blanc, un second choix devenu tête de liste

22
novembre
2013

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Catégorie : Ligue 1

Choisi par défaut l'été dernier, Laurent Blanc s'impose comme l’entraîneur idéal du PSG. Management, style de jeu,... APP vous explique pourquoi.

Pas le premier choix des dirigeants qatari pour remplacer Carlo Ancelotti, parti au Real Madrid, Laurent Blanc est arrivé sur la pointe des pieds au PSG. Mais après quatre mois à la tête du club, il fait déjà l’unanimité.

Wenger, Capello, Mourinho, Bénitez, Villas Boas … Voici les noms (pour ne citer qu’eux) qui ont circulé l’été dernier à Paris pour remplacer Carlo Ancelotti, parti au Real Madrid. Au final, l’heureux élu aura été Laurent Blanc. Un choix par défaut. Avec des stars au Choisi par défaut l'été dernier, Laurent Blanc s'impose comme l’entraîneur idéal du PSG. Management, style de jeu,... APP vous explique pourquoi.fort caractère tel qu’Ibrahimovic ou Thiago Silva à gérer, on lui promettait l’enfer. C’était indéniable, il n’avait pas la poigne et l’aura d’un Ancelotti pour garder la main mise sur un groupe composé de star internationale. Car de Laurent Blanc, on se souvenait plus de son incapacité à tenir le groupe France à l’Euro 2012 plutôt que de ses années bordelaises. Les sceptiques avaient sans doute oublié que pour sa première expérience d’entraîneur, le Cévenol avait emmené les girondins au sommet de la Ligue 1 grâce à un jeu léché, vanté dans l’Europe entière.

Aujourd’hui, les sceptiques de l’été dernier font profil bas. Et pour cause: plus que jamais en tête de la Ligue 1 avec quatre points d’avance sur son dauphin, Lille, le club parisien a également un pied et quatre orteils en  huitième de finale de la ligue des champions. Cette saison, le PSG a rencontré quelques adversaires coriaces (Monaco, Saint-Etienne) mais personne n’a pu contredire sa suprématie. Après trois mois de compétitions et dix-huit matchs, les hommes de la capitale sont encore invaincus (treize victoires et cinq nuls). Et Blanc a déjà imposé son style.

«Le PSG joue mieux que l’année dernière»

Certes, il ne part pas de rien et profite aussi du travail effectué en amont par son prédécesseur. Le onze de départ a très peu évolué depuis la saison dernière, il s’est rodé avec le temps et l’ancien sélectionneur de l’équipe de France en profite. Mais le changement de style de jeu entre la saison dernière et cette année est criant. Même Nasser Al-Khelaïfi, réticent à l’idée de l’engager quelques mois plus tôt est obligé de l’avouer. «Le recruter a été une excellente décision, évoque-t-il déjà sous le charme. Son travail est meilleur que celui qu’on attendait de lui. On joue mieux au foot que la saison dernière. Et c’est très important à mes yeux». Il est loin le temps où, sous la houlette du technicien italien, le PSG évoluait en contre, même à domicile contre Troyes ou Nancy. Exit le 4-4-2 ultra discipliné du Mister, place maintenant à un 4-3-3 basé sur un fort taux de possession de balle et un jeu porté vers l’attaque. Une défense de fer, une attaque de choc et surtout un des meilleurs milieux de terrain  d’Europe. Depuis que Blanc a décidé de les aligner ensemble, Verratti, Matuidi et Thiago Motta font la pluie et le beau temps à la récupération et surtout à l’animation.

Le «président» sait aussi tirer le meilleur de chacun de ses joueurs, notamment ceux qui peuvent forcer la décision. Ibrahimovic en est le plus bel exemple ! Le manager parisien a de suite compris que pour faire briller Zlatan, il lui faut une équipe qui joue pour lui. Le géant suédois est dans la forme de sa vie et Blanc lui laisse une totale liberté d’expression sur le pré vert. Pointe haute du 4-3-3, il n’hésite pas à décrocher dans l’entrejeu pour organiser les phases offensives de son équipe. Plutôt passeur décisif en début de saison, il n’en a pas moins perdu ses talents de buteur avec pas moins de dix buts sur ses cinq derniers matchs.

Bien qu’Ibra soit le maillon essentiel du secteur offensif, le champion de France n’en est pas dépendant. Son absence face à Lorient n’a pas déréglé la machine lancée à toute vitesse et les Merlus ont pris une valise (4-0). Cavani, meilleur buteur du championnat avec neuf réalisations bien qu’excentré sur le côté droit, a parfaitement pris le relais.

Prolongation de contrat en vue ?

Elle est donc là, la principale qualité du PSG : sa force collective! Paris n’est dépendant d’aucun joueur. L’absence de Thiago Silva, capitaine et leader défensif n’a eu aucun effet sur le niveau de l’équipe. Marquinhos a remarquablement assuré l’intérim.  Blanc a réussi à instaurer un turnover régulier sans que les résultats n’en pâtissent. Quand ils entrent dans le onze de départ, les  habituels remplaçants  -Rabiot, Digne, Jallet, Menez, Camara- ne trichent pas et jouent les coups à fond.

Choisi par défaut l'été dernier, Laurent Blanc s'impose comme l’entraîneur idéal du PSG. Management, style de jeu,... APP vous explique pourquoi.Tous les joueurs restent concernés car ils savent qu’ils auront leur chance à un moment donné. Grâce à son discours fédérateur et celui de ses adjoints –Makélélé et Gasset, le «président» implique tout le monde dans la vie du groupe. C’est comme cela qu’il a réussi à se mettre dans la poche Ibra et Thiago Silva, les deux leaders charismatiques de l’effectif. Dès son arrivée, il a beaucoup discuté avec les deux vedettes parisiennes, les laissant donner leur avis sur tout ce qui concerne l’équipe. «Nous avons un bon dialogue, déclarait début octobre le suédois dans les colonnes de L’Equipe. On discute de ce qui nous semble important». Une bonne entente avec les joueurs cadre et s’est tout le reste de l’effectif qui adhère. En plus d’avoir la confiance de ses dirigeants, Laurent Blanc a donc également celle des joueurs.

Du beau jeu, des buts, de très bons résultats, un très bon feeling avec l’ensemble de son groupe… Le bilan du premier trimestre parisien est sans fausse note. Recruté fin juin en dernier recours et vu comme un simple intérimaire en attendant la saison prochaine, faute de mieux,  Blanc fait déjà l’unanimité dans les hautes sphères du club. A tel point que Qatar Sports Investments (QSI), le propriétaire, pense déjà à lui prolonger son bail. Initialement de deux ans, son contrat serait étendu d’une année supplémentaire, avec une forte revalorisation salariale.

Après les prolongations de Verratti, d’Ibrahimovic et celles de Motta et Matuidi qui devraient bientôt suivre, Laurent Blanc sera à coup sur le prochain sur la liste. La politique de stabilisation du club entreprise par les qataris à leur arrivée dans la capitale est en passe d’être validée. Mais attention, à Paris plus qu’ailleurs, chassez le naturel, il revient au galop! On n’est donc pas à l’abri de la petite crise annuelle qui remettrait tout en cause, pour Laurent Blanc ainsi que pour tout le club.

Auteur : Antoine Raguin

Antoine, aspirant journaliste, amoureux de football et de sports en général et nostalgique de Zizou.

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