Baissé de rideau sur la Ligue 1

28
mai
2013

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Catégorie : Ligue 1

parisiens-et-champions

Cette saison 2012-2013 se termine sur un titre du Paris Saint Germain. Voici le bilan.

Ce dénouement de championnat n’a rien de surréaliste. Soyons honnête, tout le monde imaginait le PSG champion en début de saison. Avec le recrutement XXL des qataris lors de l’intersaison 2012, le club de la capitale ne pouvait prétendre à autre chose que ce titre de champion. Et il a parfaitement tenu son rôle. Certes, la mise en route a été quelque peu poussive. Certes, la traditionnelle et redoutée crise de Novembre a bien évidement eu lieu.

Au soir de la quinzième journée et une défaite contre Nice (2-1), personne ne donnait cher de la tête de Carlo Ancelotti, entraînement. Certes, il y a eu quelques accrocs face à des équipes de bas de tableau, présumées plus faible (Rennes, Sochaux, Reims), sans doute dû à un manque de motivation. Mais, emmené par un Zlatan Ibrahimovic de gala et un Blaise Matuidi au four et au moulin, les parisiens ont toujours su reprendre leur marche en avant et imprimer une cadence infernale pour terminer la saison avec 83 points au compteur. Un record depuis la saison 2005-2006, où la domination de l’Olympique Lyonnais battait son plein sur la scène nationale (84 points).

PLM en Ligue de Champions, NTB en Ligue 2

Preuve de la domination du Paris Saint Germain : son avance de  douze points, plus que confortable, sur son rival et dauphin, l’Olympique de Marseille. Un OM qui se satisfait amplement de cette place de second. Sur la Canebière, on la voit presque comme un titre, tant le PSG paraissait inaccessible. Après une saison dernière calamiteuse conclue à une triste neuvième place, et un mercato low-cost, les olympiens terminent là où personne ne les attendait.

Le Vélodrome reverra donc la Ligue des Champions la saison prochaine. Une qualification dans la reine de compétition en poche, en partie grâce à un début de saison parfait (six victoires lors des six premiers matchs), une fin de saison pleine (une seule défaite lors des douze dernières journées), et surtout grâce à un mental à toute épreuve. Sur les vingt et une victoires des marseillais, dix-huit se sont terminées par un but d’écart ! Encore pire : douze se sont soldées par des 1-0. Alors oui, l’OM n’a pas proposé un jeu très flamboyant mais il fut très efficace. Et dans le rôle de sauveur, André-Pierre Gignac a eu son mot à dire. Revenu à son meilleur niveau, l’avant-centre termine la saison avec quatorze buts au compteur, dont certains ont valu des points précieux à son club.

Une fois n’est pas coutume, l’axe PML (Paris, Lyon, Marseille) représentera la France en Ligue des Champions. Les lyonnais, avec un effectif basé en partie sur les jeunes issus du centre de formation (Ghezzal, Benzia, Gonalons, …) réussissent à se hisser sur le  podium après une lutte acharnée avec Saint-Etienne, Lille et Nice. Et les Gones peuvent remercier Clément Grenier. Le jeune meneur de jeu, fraîchement appelé en Equipe de France, a porté son équipe lors du sprint final, inscrivant deux coup-francs «junhinesque» lors des deux dernières journées.

La surprise niçoise

Mais la vraie surprise de la saison nous vient de la Côte d’Azur. Emmené par un Claude Puel en quête de revanche, l’OGCnice-en-ligue-europa Nice termine à une inattendue quatrième place, synonyme de qualification en Ligue Europa. Toute la saison, les niçois ont offert un très beau spectacle à leurs fans, emmenés par Dario Cvitanich, attaquant inconnu au début de la saison et auteur de dix-neuf buts. Les azuréens devancent Saint-Etienne et Lille, qui se classent cinquième et sixième. Les verts se qualifient tout de même en Coupe d’Europe grâce à sa victoire en Coupe de la Ligue. Ce qui n’est pas le cas de Lille. Les Dogues n’ont pas réussi leur opération «remontée». Après une première partie de saison calamiteuse (onzième à la fin du mois de janvier), ils réussissent une phase retour de très bonne facture mais échouent dans leur quête  d’Europe sur la fin. Le match nul 3-3 contre Sochaux, en ayant mené 3-0 restera sans doute comme le fait marquant de leur fin de saison.

Concernant le bas de tableau, Nancy, Troyes et Brest évolueront en Ligue 2 la saison prochaine. Les Nancéiens ont frôlé l’exploit. Celui de se maintenir après avoir une phase aller plus catastrophique. Avec seulement onze points à la trêve, ils ont failli faire une remontée de haute volée mais échouent près du but.  Même constat pour Troyes qui craque sur le fil. Quand à Brest, les onze défaites de suite pour boucler le championnat leur ont permis de glaner le titre peu honorifique de lanterne rouge…

Les Tops :

  • Zlatan Ibrahimovic : le Suédois a éclaboussé la Ligue 1 de son talent. Pour sa première saison en France, il termine meilleur buteur avec trente buts, meilleur total depuis Jean-Pierre Papin en 1990. On aurait également pu citer de nombreux autres joueurs du Paris Saint Germain dans l’équipe type, mais Zlatan est le plus charismatique d’entre eux.
  • Dario Cvitanich : C’est la révélation de la saison. Illustre inconnue à son arrivée sur la Côte d’Azur à l’été 2012, l’avant-centre argentin a été la tête de gondole de la bonne saison niçoise. Auteur de dix-neuf buts, il sera sans doute difficile de le garder chez les rouges et noirs.
  • Brandao- Aubameyang : Le duo d’attaquant stéphanois a longtemps cru pouvoir emmener les Verts en Ligue des Champions. A eux deux, ils ont inscrit trente buts et mis bien des défenses au supplice. Leur attente était la principale arme des stéphanois, notamment en Coupe de la Ligue (victoire 1-0 face à Rennes grâce à un but de Brandao sur une passe… d’Aubameyang).
  • Troyes : Mention spéciale pour l’ESTAC. Certes, le club est relégué en Ligue 2. Ok, la défense n’inspirait pas vraiment confiance. Mais quand les autres équipes jouant le maintien bétonnaient derrière, les troyens, eux ont continué à produire un jeu léchés… Pas vraiment récompensé, se prenant beaucoup de buts dans le moneytime des matchs. Dommage pour eux.

Les Flops :

  • Brest : S’en était presque devenu risible tellement ça tournait au pathétique. Les querelles internes ont eu raison de l’effectif. Un manque de professionnalisme criant de la part des dirigeants et des joueurs, pas toujours très concernés en fin de championnat.
  • Montpelier : Le champion de France sortant n’a pas été à la hauteur des attentes. Tout d’abord dans le recrutement où les nouveaux joueurs (Charbonnier, Herrera, Congré et Mounier) n’ont pas su bonifier l’effectif, mais aussi dans les résultats. Les héraultais, handicapés par l’énergie puisée par la Ligue des Champions n’ont jamais su retrouver leur niveau de la saison dernière.
  • Bordeaux/Toulouse/Rennes : Trois gros budgets de Ligue 1 qui n’ont pas su répondre présent. Un jeu plus qu’ennuyeux, des cadres pas au rendez-vous, une inconstance criante, un public aux abonnés absents… Pas une très belle publicité pour notre championnat.
  • Yoann Gourcuff : Sa fin de saison encourageante n’effacera son championnat plus que moyen. Encore une fois, le milieu de terrain lyonnais a traversé la saison comme un fantôme, handicapé par des blessures à répétition.
  • Joey Barton : En dehors des terrains, l’anglais ressort vainqueur haut la main. Ses frasques sur Twitter (Ménès, Neymar, Thiago Silva) ont beaucoup fait parler. Mais sur le terrain, beaucoup de bruit pour rien. Annoncé comme la recrue phare du mercato marseillais, l’anglais a plutôt déçu. Son rendement n’a pas vraiment été à la hauteur des espérances.

On les reverra :

  • Lucas Digne : A force d’aller-retour dans son couloir gauche, le jeune latéral lillois a gagné ses galons de titulaire dans l’équipe de Rudy Garcia. Mieux : on l’annonce déjà en équipe de France. Et tout cela à seulement vingt ans.
  • Florian Thauvin : A coup d’accélérations fulgurantes et de dribbles déroutants, l’attaquant de Bastia a donné le tournis à bon nombre de défenseurs. Ses buts ont également été capitaux dans la saison correcte de son club.
  • Clément Grenier : Plus vieux et plus confirmé que les deux autres, le lyonnais a pris de l’envergure cette année. Dépositaire du jeu des Gones, il a envoyé Gourcuff sur le banc. Ses deux coup-francs digne de Juninho renforcent encore plus son statut de chouchou du public de Gerland. Malheureusement, il est anoncé partant. Déjà.
  • Neal Maupay : Il a battu les records de précocité cette année. Titulaire et buteur à 17 ans à peine, l’attaquant de Nice représente l’avenir de son club. En espérant que sa rupture des ligaments croisés ne l’handicape pas dans sa fulgurante progression.
  • Romain Allessandrini : Son insouciance en a bluffé plus d’un. Ses magnifiques buts aussi. Pour une première saison en Ligue 1, c’est plutôt une réussite pour le rennais, au point d’être appelé en équipe de France. Malheureusement, une vilaine blessure a mis un terme à sa saison prématurément. On espère le retrouver à son meilleur niveau dès le mois d’août prochain. A Rennes. Ou ailleurs (Marseille?).

On leur dit au revoir :

arnaud-le-lanFin de saison oblige, certains joueurs arrêtent leur carrière. C’est le cas des Lorientais Ludovic Giuly et Arnaud Le Lan et des parisiens David Beckham et Ronan Le Crom. Les Montpelliérains Cyril Jeunechamp et Romain Pitau, non conservés par leur club ne sont pas sur de continuer non plus.

Quant à Lisandro Lopez, il a fait ses adieux à Gerland, en pleurs. Même s’il est annoncé du côté de Monaco, on n’est pas encore certain le de retrouver dans le championnat de France l’année prochaine. Aurélien Chedjou quitte Lille et rejoint Galatasaray.

Chez les entraineurs, Carlo Ancelotti devrait quitter le PSG et s’assoir sur le banc du Real Madrid. Fréderic Antonetti (Rennes), et René Girard (Montpelier) quittent également leur poste d’entraineur.

Auteur : Antoine Raguin

Antoine, aspirant journaliste, amoureux de football et de sports en général et nostalgique de Zizou.

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