Attrayante Ligue 1

20
août
2012

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Catégorie : Editos / Ligue 1

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C’est un fait, la Ligue 1 attire de plus en plus de joueurs étrangers. Même si cette proportion a baissé entre les saisons 2008-2009 (43%) et 2012-2013 (37%), il semblerait que la qualité soit plus présente qu’auparavant. Et l’arrivée de grands noms au PSG entraîne un regain d’intérêt pour un championnat de France pauvre en stars il y a de ça quelques années.

Moins d’étranger, mais plus de qualité

Il est loin le temps où on se lamentait de la pauvreté de notre championnat. Niveau homogène, équipes faiblardes et un criant manque de spectacle ont fait de la Ligue 1, du moins dans l’inconscient collectif, un championnat de seconde zone, destiné à s’extasier devant les autres grandes joutes européennes sans jamais pouvoir y entrer. Faute de prestige. Et donc de grands joueurs. Désormais, la donne n’est plus la même. L’hégémonie lyonnaise, durant sept saisons, a permis au club rhodanien de se faire un nom et de recruter, sans lésiner, de très bon joueurs étrangers : Mahamadou Diarra, Essien, Juninho, et consorts. Mais ils étaient les seules étoiles d’une constellation bien terne. Plutôt que de former, on recrute, par manque de temps le plus souvent. Et depuis 2008, les clubs français ne lésinent pas sur les moyens. Pas moins de 15 Argentins (Lucho, Heinze, Lisandro…), 10 Brésiliens (Bastos, Brandao…) et 7 Serbes (Bisevac pour ne citer que lui). Un phénomène qui a toutefois ses limites. Les écuries les mieux armées financièrement ne peuvent plus vivre au-dessus de leurs moyens. Surtout avec le spectre du fair-play financier brandi par Michel Platini. Le mot d’ordre ? Privilégier la qualité à la quantité.

La Ligue 1 plutôt que la Série A

Les méthodes de recrutement sont plus pointues, et les erreurs sont casting se font de plus en plus rares. Mais le manque de moyens est un problème récurrent chez les équipes dites « moyennes ». Heureusement qu’il y a notre Big Four (Lyon, Paris, Lille, Marseille) pour attirer les joueurs étrangers. Lorsque le PSG est racheté par le QSI, il peut se permettre toutes les folies. C’est bien simple, l’équipe qui luttait pour la relégation il y a quelques années, est en passe de devenir le mastodonte français. Ibra, les Thiago Silva et Motta, Veratti, Lucas, qu’importe le prix pourvu qu’on ait l’exotisme. Des joueurs du calibre mondial comme on en avait rarement vu dans la D1, et qui permettront d’exporter au mieux à l’étranger le championnat. D’attirer la lumière sur une Ligue 1 méconnue et trop souvent mal jugée. L’argument financier est imparable, certes. Et les salaires mirobolants aident à faire venir les stars. Une « mode » d’achats excessifs pratiquée dans les championnats majeurs européens, et donc désormais en France. Le PSG permet à la L1 de rêver et de bousculer la hiérarchie européenne. Dans son sillage, le transfert de Mutu à Ajaccio « est en bonne voie », Kalou a signé à Lille, où Joe Cole avait déjà tâté le terrain. Que des beaux noms qui transportent notre bonne vieille D1 dans une autre dimension et provoquera à fortiori un regain d’intérêt puisque le spectateur moyen se rabattait sur la Premier League ou la Liga lorsque la France manquait de stars. Autre élément important, les joueurs viennent désormais en France non plus pour se révéler au grand public, mais confirmer leur statut dans les meilleures années de leurs carrières. Qui aurait pu imaginer de tels joueurs fouler la pelouse de Valenciennes ? Quel supporter Troyen aurait imaginé que Zlatan jouerait au stade de l’Aube quand le club végétait en Ligue 2 ? Alors, oui, c’est brusque, spectaculaire et sans doute sur-payé. Mais pour l’amour du spectacle, pour l’attractivité, on est prêt à fermer les yeux sur ces salaires indédecents. Mais c’est sans doute le prix de la révolution. Celle d’une Ligue 1 qu’un joueur privilégiera par rapport à la Serie A. Une chose impensable il y a encore quelques années. Sans doute parce que jouer à Bonal, ça fait rêver.

Auteur : Fabien Burgaud

Fabien : motivation le journalisme sportif. Supporter du FCN et amoureux du football.

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