Arsenal, l’art de la formation (1/2)

05
septembre
2012

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Catégorie : Europe

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L’histoire commence en septembre 1996, Arsenal FC se sépare de son entraîneur Brian Rioch et nomme Arsène Wenger à sa place. Il débarque donc en Angleterre avec un titre de champion de France (1988), une coupe de France (1991), une coupe du Japon (1995) ainsi qu’une Supercoupe du Japon (1996). Il devient ainsi le premier entraîneur étranger des Gunners. Wenger est un inconnu à son arrivée en Angleterre, au point qu’un journal anglais lui dédit sa une, avec le titre « Arsène Who ? »… Dès sa première saison, Wenger et Arsenal finissent 3ème au classement. Une place sur le podium, une première depuis cinq ans, date de la dernière victoire du championnat (1991). Wenger impose son style et sa philosophie. Deux ans plus tard, en 1998, il devient le premier entraîneur non britannique à réaliser le doublé coupe/championnat. Il faudra attendre ensuite 2002 pour revoir les Gunners gagner le championnat. Entre temps, Arsenal se hisse en finale de Coupe de l’UEFA (2000), en finale de la coupe d’Angleterre (2001) et finissent trois fois à la deuxième place du championnat. C’est en 2004 qu’Arsenal réalise son plus grand exploit. L’équipe gagne le championnat en restant invaincue, enchaînant même une série impressionnante de 49 matchs consécutifs sans défaite (2003-2005) ! C’est, jusqu’à ce jour, le dernier championnat remporté par Arsenal, et les fans doivent se contenter de quelques troisièmes places et d’une finale de Ligue des Champions …

Wenger aura, au fil des années, réussi à imposer sa patte à Arsenal. Il est reconnu comme un « formateur », réputé pour dénicher des joueurs jeunes et peu coûteux, pour en faire des stars mondiales, vendu au double ou au triple du prix d’achat. Arsenal devient réputé en Europe pour son jeu très technique, très fluide, très porté vers l’avant. Chaque joueur signant désormais a Arsenal est scruté de près, car la capacité de Wenger a repéré les gros potentiels est maintenant connu. Retour donc sur les grands joueurs à la base du succès d’Arsène Wenger…

Arsène Wenger à ses débuts à Arsenal

Arsène Wenger à ses débuts à Arsenal

 

96-99 : Wenger se construit une base…

Le premier gros transfert est un certain Patrick Viera, acheté 5 M€ au Milan AC en 1996. Le jeune français, formé a l’AS Cannes, vient de passer une saison à peine en Italie (8 matchs), mais Wenger remarque très vite son potentiel et le fait signé a Arsenal, a 20ans à peine. Viera sera suivi par un autre français, Emmanuel Petit, qui a bien connu Wenger à Monaco, et qui le fait signer pour 3 M€. La même année en 1997, Arsenal adoptera une jeune pépite hollandaise, Marc Overmars, qui vient de gagner la Ligue des Champions avec l’Ajax de Van Gaal… C’est avec ces trois hommes, et Dennis Bergkamp, que Wenger remporte son premier championnat.

C’est en 1999 que Wenger fera sa plus grande recrue. Un jeune français de 22 ans, à qui l’on prédisait un brillant avenir à la Juventus de Turin, se brouille avec le directeur général de l’époque, et décide de quitter l’Italie pour rejoindre Arsenal. Thierry Henry est donc recruté pour un montant de 16 M€, l’un des pus gros transfert du club. Cette même année verra apparaitre avec les Gunners, le jeune Ashley Cole, formé au club (18 ans), Jermain Pennant (17 ans) et Nwankwo Kanu (22ans). Un recrutement très « young », très caractéristique de l’esprit Wenger.

2000-2004 : Un accent « frenchies »

L’année 2000 se finit par un tournant pour Arsenal. Contre un joli chèque de 55 M€, Barcelone repart de Londres avec le duo Overmars/Petit. Au passage, le club de Wenger réalise un bénéfice net de 45 M€ (Prix de vente – Prix d’achat), ce qui leur donne les moyens d’investir sur le marché français en particulier : Robert Pires débarque de Marseille, Sylvain Wiltord de Bordeaux (10 M€ et 17,5 M€). Wenger offre à Dennis Bergkamp un autre compagnon batave : Giovanni Van Brockhorst acheté aux Glasgow Rangers contre 13 M€. À la fin de l’année 2001, Arsenal a un goût très « french », et les joueurs anglais se font rares…

Les deux années suivantes seront marquées par l’arrivée de très jeunes joueurs, très peu connus. Arsenal offre 0,2 M€ à l’Asec contre son jeune défenseur ivoirien de 21ans, Kolo Touré. Ils dénichent un autre français, formé à l’AS Cannes, un certain Gaël Clichy (18 ans), qui se contentera du rôle de doublure du désormais indispensable Ashley Cole. La signature la plus improbable est celle d’un très jeune milieu de l’équipe B du Barça, Cesc Fabregas (16 ans), pour la modique somme de 3,5 M€… L’effectif de Wenger rajeunit de plus en plus, et s’internationalise aussi.

Durant cette période, Arsenal remportera deux championnats (2002,2004) et deux coupes d’Angleterre (2002,2003). Wenger et ses troupes sont au sommet. S’appuyant sur des joueurs jeunes, mais très techniques, Arsenal se construit une réputation, celle d’un club formateur.

Auteur : Maxime Coutant

Ex-Footballeur mais toujours autant assidu ! Admiratif du beau jeu et de la technique.

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