Anigo sur le banc des accusés

24
mars
2014

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Catégorie : Ligue 1

Retour en détails sur les dommages engendrés par José Anigo a l'Olympique de Marseille, club "de son cœur".

Une énième défaite a été concédé par l’OM samedi dernier au Vélodrome. Le principal responsable technique (coach et directeur sportif) en ressort malgré tout, plus banc que neige, se contentant d’incriminer les joueurs et d’occulter les événements en tribune. Car encore une fois, tant sur le terrain que dans les travées, le spectacle aura été pitoyable. Lui, par contre, il n’a rien fait. En 8 points, nous revenons sur l’oeuvre de destruction entreprise par et au profit de José Anigo.

Un entraîneur médiocre

On a fait les comptes, la moyenne de points/match de José Anigo en L1, toutes périodes confondues est de 1,36. Une moyenne honorable si vous avez une équipe qui lutte pour le maintien mais ridicule avec les moyens marseillais. A titre comparatif, Deschamps émerge à 1,7 malgré une dernière saison catastrophique et Baup à 1,78.

En fait aucun entraîneur n’a fait pire sur les 10 dernières années ! Pourtant il est le seul a être resté dans l’organigramme du club. Et qu’on ne nous parle pas de finale UEFA. Car après avoir eu la réussite d’être porté par Drogba jusqu’à Göteborg, il flinguera complètement le match en sortant Meriem (alors meilleur olympien sur le terrain) à l’exclusion de Barthez.

Un Directeur sportif amateur

Alors oui, il faut mettre à son crédit de belles trouvailles dans ce secteur. Valbuena, Mandanda voir même Kaboré. Sous Diouf, il parvenait à aller chercher de bons joueurs à pas cher dans une optique de post formation cher au Pape. Un rôle d’intendant à la post formation qui lui sied à merveille. Par contre, lorsqu’il a les pleins pouvoirs, ça devient n’importe quoi. Vous pouvez être sûr qu’il ciblera les joueurs les plus évidents qu’il ira payer au prix fort ou plus probablement piochera dans les écuries de son pool d’agents bas de gamme (Cano, Aklil…)

Comment un ex semi-amateur, au carnet d’adresses dégarni et mauvais négociateur en sus peut-il perdurer à ce poste ? Simple, il fallait quelqu’un pour contrôler les tribunes…

Anesthésie des tribunes

Autrefois, la direction et les joueurs craignaient plus que tout les tribunes. Il était tout simplement impossible de décevoir les virages et de rester en place… Aujourd’hui ces mêmes supporters sont devenus le bras armé de la direction dans sa politique propagandiste. Le tout est articulé autour d’Anigo qui contrôle les deux virages en mêlant astucieusement copinage et chantage. Les réfractaires à sa politique savent qu’ils risquent gros notamment pour tout ce qui concerne les aides au déplacement. Ces appuis, dans l’autre sens…

Au courant de tout, autour du stade, il arrive sans problème à stopper à l’entrée du stade des banderoles visant sa propre personne tout en laissant pénétrer celles anti Deschamps à la veille d’un quart de finale de Champion’s League. Il est aussi capable de donner le « la » en tribunes, comme lorsqu’il croise Bouchet de retour dans les couloirs du Vélodrome en tant que dirigeant du TFC et qu’il passe immédiatement le mot à ses potes des South Winners qui feront le reste.

Bon, on continue ? Ou c’est assez ? Non, en fait, il est impossible de passer sous silence le scandale de samedi dernier. Un groupe non encartés s’est spontanément fondé online pour protester au stade et faire entendre la grandissante «majorité silencieuse». Résultat ? Les principaux intéressés furent interceptés à l’entrée, convoqués au commissariat et encadrés durant tout le match par une armée de stadier. Révoltant et intolérable. Pendant ce temps là, en virage, de nombreuses personnes se sont vus stoppés par les capos des principaux groupes alors qu’ils lançaient des chants anti-Anigo.

Les médias nationaux ne dédient que quelques lignes par ci par là à ces événements. Si vous voulez en savoir plus, on vous propose d’aller faire un tour sur la page facebook du mouvement de lire la très bonne interview du corbeau phocéen ou encore de vous rendre sur ces autres pages : Rendez-nous l’OM et OM : La révolution commence

Les valises de Diouf

Celle là est devenu fameuse. A l’été 2009, Labrune (qui tire déjà toutes les ficelles) veut se débarrasser du trop populaire Pape Diouf. Dans un élan d’héroïsme, José se lance alors dans cette tirade : “En tout cas, si Pape doit partir pour “x” raisons, une chose est sûre : je me mettrai dans ses valises. J’ai tellement aimé travailler, j’ai vécu tellement de choses avec lui et avec cette équipe que je ne pourrai pas le faire avec d’autres.

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Il reste finalement au club en tant que «caution marseillaise», comprenez avec une augmentation pour continuer à gérer les tribunes alors que le meilleur président de l’OM sur ces 20 dernières années, est renvoyé à ces chères études.

La promotion par l’échec, la gestion Louis Dreyfus à l’OM. La suite de l’histoire Diouf/Anigo sera moche et faite d’attaques interposées dans la presse. On ne vous parle même pas des relations Anigo/Fournier, ancien bras droit du Pape qui ont carrément dégénéré lors du dernier OM/Nice.

Les relations sulfureuses d’Anigo et leurs entrées à l’OM

Alors bon, José expliquait l’année dernière que c’était pas de sa faute s’il avait par exemple grandi dans le même quartier que Richard Deruda (fiché au grand banditisme). «J’ai peut-être quelques relations douteuses, mais je ne vais pas tourner le dos à mes amis d’enfance.”  Peuchère, je vais pas laisser tomber mes collègues.

Par contre, il est pas forcément obligé de tous les faire « manger » sur le club qu’il déclare aimer tant. Car l’on possède aujourd’hui des preuves de mouvement suspects chapeautés par le directeur sportif qui à base d’agents véreux et de rétro-commissions arrangent tout le monde. Un extrait des écoutes téléphoniques rendus publiques l’an dernier nous faisait profiter d’une petite conversation amicale entre notre héros et Jaouad Boukhari, alors agent de l’ex caennais El-Arabi. Le représentant du joueur un peu remonté lui expliquait: « J’ai été appelé en numéro masqué. J’ai été menacé ainsi que ma famille. Il a été dit au joueur qu’il ne viendra pas à Marseille parce qu’il ne s’est pas mis avec eux. »  Oh, ce « eux » ce sont les agents « made in collègue ». Durant ces écoutes, on découvrait aussi les relations tendres entre Maxime Nana, agent de N’koulou et le DT.

Le départ flou de Jean Fernandez

Avant de devenir ce sadomaso enchaînant les saisons difficiles à Auxerre, Nancy et Montpellier, “Jeannot” avait fait de l’excellent boulot à l’OM, le club de son cœur. Coeur qui bossera d’ailleurs tellement cette saison qui l’entraînera à l’hôpital. Oui, Fernandez est un passionné et lorsqu’on lui propose d’essayer de reconstruire le club phocéen avec trois fois rien, il ne se démonte pas et fait venir Ribéry, Cana, Niang, Pagis avec qui il réalise une saison honorable. Alors qu’il vient de poser les fondations de l’équipe phocéenne pour les cinq prochaines années et qu’il possède la totale confiance de ses dirigeants, il quitte brusquement la barque marseillaise pour s’engager avec l’AJA.

Comment ? Pourquoi ?

Richard Deruda, dont on parlait plus haut, a un fils… footballeur ! Très limité techniquement, tactiquement, physiquement… Bref partout, il se fait quand même une place dans l’équipe première mais ne joue pas suffisamment au gout de son père. Ce dernier se permet donc d’organiser une rencontre parents d’élève où il l’explique clairement au professeur. La suite, vous la connaissez.

Le départ tendu de Deschamps

Didier Deschamps, c’est une coupe du Monde, un Euro, deux Champion’s League, etc… en tant que joueur. C’est aussi l’entraîneur qui ramena le titre sur la Canebière. Un gars compétent, donc. Forcément, quand un guignol comme Anigo se met sur sa route, ça ne passe pas. Après avoir passé plus d’une année sans se parler, le conflit finit par éclater dans les médias. Caliméro, les South Winners, les insultes… Tout ça fût long et douloureux. La saison olympienne en a énormément pâtit, il faut dire que le DT n’hésitait pas à glisser des mots doux aux oreilles de Gignac, Cheyrou ou Valbuena. Expliquant par exemple à ce dernier qu’il avait des échéances personnelles en fin de saison (l’Euro) et qu’il faudrait voir à ne pas se blesser avant.

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De petites crasses en petites crasses, l’amour propre de José a donc été restauré puisqu’il obtiendra le départ de DD. Au prix d’une saison finie à la 10ème place, d’un quart de finale de LDC saboté et d’une unité complètement bousillé (et toujours pas remise) dans le vestiaire. Well done, José. Well done…

Le départ provoqué de Baup

Alors oui, Elie, le petit rentier n’était pas si important pour l’organigramme du club que ne l’était un Deschamps. Puis, il est d’abord arrivé pour bosser « main dans la main » avec le DT. Un gars avec lequel on peut « échanger », expliquait Anigo en forme d’attaque masquée à Deschamps. Sauf qu’entre l’échange et l’ingérence, il y a un pas qu’il a toujours franchi. Ne comprenant pas bien ses limites dès le départ, il expliquera à Rémy ou Amalfitano (joueur marqué “Deschamps”) qu’ils ne rentraient pas dans les plans de l’ entraîneur… sans consulter le dit entraîneur. Avant de le ridiculiser à la mi-temps d’un OM/PSG en octobre dernier qui marqua le début de la fin pour le coach à la casquette. Les joueurs ayant perdu tout respect pour lui après avoir écouté leur directeur sportif l’humilier pendant de longues minutes.

Incapable de relancer le projet Dortmund

Baup viré, en bon président incapable, Labrune, ne possède pas de plan B. Va donc pour José pour l’intérim. Puis si y’en a un qui connait tout les joueurs, qui est impliqué dans la politique du club : c’est bien lui ! On attend donc de lui qu’il relance cette jeunesse dorée sur laquelle le club a tant misé. Encore perdue (peut être une autre promotion en vue !) puisqu’il envoie les jeunes progressivement encore plus à la cave qu’ils ne l’étaient sous Baup. Pas une surprise finalement, comme on l’expliquait ici, la gestion de la jeunesse, spécialement française requiert savoir et psychologie.

Sur les 10 dernières années, tous les responsables ayant fait grandir le club (Diouf, Fernandez, Deschamps…) ont eut maille à partir avec lui à l’exception de Gerets, qui avait la chance qu’il soit canaliser par Diouf à l’époque. Aujourd’hui, il semble plus puissant que jamais et continue à pousser le club et son âme (ses tribunes) dans un précipice sans fin. Il est temps de partir maintenant…

Continuez votre lecture sur l’OM : 

Auteur : Mourad Aerts

Joue en troubadour sur tout le front de l'attaque. Amoureux du foot et de ce qu'il représente partout dans le monde

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