6 bonnes raisons de suivre la MLS

11
mars
2016

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Catégorie : Ligue 1

Giovinco-3

Après une trève hivernale de quatre mois, la MLS a rouvert ses portes le weekend dernier. Vous n’étiez pas devant votre écran ? Voici 6 bonnes raisons de vous y mettre dès cette nuit (Orlando-Chicago programmé à 1h).

Du suspens et de l’enjeu à chaque match

Contrairement à notre bon vieux système de promotion/relégation, la MLS est une Ligue fermée. La pression de la défaite y est donc bien moindre, car le risque de retomber à l’échelon inférieur n’existe pas. De ce fait, les équipes jouent moins la boule au ventre, se lâchent et se projettent davantage vers l’avant.

Le système de draft typique du sport nord-américain (qui permet aux clubs les moins bien classés d’être prioritaire dans le recrutement de jeunes joueurs) ainsi que le plafonnement des salaires (à l’exception de trois « joueurs désignés » par club) garantissent par ailleurs un équilibre permanent entre les clubs, bien loin du rapport de force qui peut exister dans un PSG-Troyes.

Dallas

 

Des buts comme s’il en pleuvait

Conséquence directe du point précédent : les buts s’enfilent comme des perles. La MLS fait la part belle aux attaquants, qui prennent facilement (parfois presque un peu trop) le pas sur les défenses. Les stats de la première journée le confirment : 36 buts inscrits en 10 matchs (soit une moyenne – après savants calculs – de 3,6 buts par match), et pas un seul 0-0 : prends-ça, la Ligue 1.

Au menu de la première journée : le retourné de Federico Higuain (le grand-frère de qui vous savez) pour Colombus, le slalom de l’ancien stéphanois Ignacio Piatti (Impact) dans la défense de Vancouver, la demi-volée de Diego Fagundez (New England), l’action collective de Houston, et la frappe enroulée de McNamara (NYC).

 

Des stars à gogo

La MLS a bâti sa réputation sur sa capacité à attirer de grands joueurs en fin de carrière – à l’image de David Beckham ou Thierry Henry – susceptibles de booster les ventes de maillots et autres produits dérivés. Cette tendance de recrutement de joueurs de classe internationale à la trentaine largement dépassée se poursuit aujourd’hui avec les Gerrard, Ashley Cole (LA Galaxy), David Villa, Lampard, Pirlo (NYC), Kaka (Orlando) ou encore Drogba (Impact Montréal).

Mais en parallèle de ces anciennes gloires à la recherche d’une pré-retraite dorée, on voit aujourd’hui débarquer en MLS de bons joueurs européens dans la force de l’âge. C’est notamment le cas de Sebastian Giovinco, qui a quitté la Juve pour Toronto à 28 ans, ou encore Giovani Dos Santos, qui a rejoint les LA Galaxy à l’âge de 26 ans seulement, après avoir connu le Barça, Tottenham ou Villarreal. Les piliers de la sélection américaine font également leur retour au pays, à l’image de Clint Dempsey (de Tottenham à Seattle) ou Michael Bradley (de la Roma à Toronto).

"On ne s'est pas déjà croisé quelque part ?"

 

Une pointe d’accent français

Une petite colonie de frenchies évolue en MLS. On y retrouve Aurélien Collin (Orlando), Benoît Cheyrou et Damien Perquis (Toronto), Hassoun Camara (Impact), Ronald Zubar et Damien Perrinelle (Red Bulls), Vincent Nogueira et Sébastien Le Toux (Philadelphie), présent en MLS depuis une décennie.

On retrouve également des joueurs passés par la Ligue 1, à l’image de l’ancien marseillais Tyrone Mears (Seattle Sounders) ou de l’ex-sochalien Charlie Davies (New England Revolution). Enfin, c’est également l’occasion de suivre les débuts d’un champion du monde 98 sur un banc de touche (celui de NYC en l’occurrence) : Patrick Vieira, qui a entamé sa jeune carrière d’entraîneur par un succès riche en buts sur la pelouse du Chicago Fire (4-3).

 

De vraies ambiances dans de vrais stades de foot

Pour s’en convaincre, il suffit de jeter un œil aux affluences du weekend. Ils étaient près de 60.000 à Orlando, pour voir leur équipe (sans Kaka) décrocher un match nul inespéré dans les arrêts de jeu contre le Real Salt Lake. Ils étaient 40.000 à Seattle, pour assister à la défaite des Sounders de Clint Dempsey face à Kansas City. Sur les autres terrains, la moyenne se situe aux alentours des 20.000 spectateurs. Et partout, les maillots, drapeaux et tifos sont de sortie. Pas mal, pour un pays qui vibre avant tout pour ses sports nationaux (basket, baseball, football américain, hockey sur glace, Nascar).

Si les spectateurs se déplacent en nombre, c’est aussi parce que les clubs disposent d’infrastructures modernes pour les accueillir. La plupart des stades sont des « soccer-specific stadiums » et n’hébergent pas d’autres sports. Des projets de construction sont en cours dans les autres clubs, à l’image d’Orlando, qui devrait disposer d’un nouvel écrin en 2017. Même chose pour NYCFC, qui évolue actuellement dans l’enceinte de l’équipe de baseball des Yankees, mais devrait se doter de son propre stade en 2018, ou encore DC United (Washington).

La Timbers Army du champion en titre (Portland) sait recevoir

 

Un championnat d’avenir

Certes, la MLS ne rivalise pas encore avec les plus grands championnats européens. Mais ce n’est peut-être qu’une question de temps. Car en plus d’une solide exposition médiatique et d’un niveau de jeu en progression constante, la MLS dispose d’un extraordinaire potentiel humain. Les États-Unis forment un immense territoire de 320M d’habitants (5x plus peuplé que la France), comptent 24M de pratiquants (6x plus qu’en France) et 4M de licenciés (2x plus qu’en France). Si l’on y ajoute les quelques 35M de Canadiens, on se dit que la succession de Clint Dempsey ne devrait pas poser trop de problèmes.

Au-delà de ce « vivier naturel », la MLS continue à se structurer et à se développer. Depuis sa création en 1996, le nombre de franchises a doublé. Et la dynamique n’est pas près de s’arrêter, puisque plusieurs nouvelles franchises devraient voir le jour au cours des prochaines années : Atlanta (2017), Los Angeles FC (2018), Miami et Minnesota devraient porter la MLS à 24 clubs. Des projets sont également à l’étude à Sacramento, San Antonio, St Louis et Las Vegas. To be continued.

Auteur : Bastien Pyz

Breton du Nord exilé dans le Sud (Nantes). Comme Obélix et la potion magique, je suis tombé dans le chaudron du Roudourou étant petit. Supporter guingampais comblé, et amateur de foot british.

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